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Palestine : « Décris-ravage » d’Adeline Rosenstein, à Schaerbeek (du 25 février au 8 mars 2014)

visuelDR-220Date : du 25 février au 8 mars 2014*
Lieu : Théâtre Océan Nord, 63-65, rue Vandeweyer -1030 Schaerbeek (Belgique)

Le Théâtre Océan Nord présentera du 25 février au 8 mars le projet « Décris-ravage », écrit et mis en scène par Adeline Rosenstein : un projet documentaire consacré à la question de Palestine depuis 1799…

Décris-ravage donne à voir une série de conférences historiques théâtrales dépassant notre domaine de compétence à tous et consacrées à l’histoire du dossier international appelé « Question de Palestine », ou l’histoire des retrouvailles à partir de 1799 entre l’Occident – ses artistes / ses armées – et un petit territoire peuplé (!) aux enjeux imaginaires infiniment grands : Israël / Palestine / Terre Sainte

Le projet est divisé en courts épisodes, eux mêmes divisés en petites rubriques prises en charges par des orateurs-trices différent-e-s. A chaque fois un rappel des faits historiques est illustré par des témoignages d’artistes occidentaux de passage dans la région ou par des extraits de pièces de théâtre du monde arabe, tandis qu’un rappel lexicologique ponctuel nous éclaire sur la naissance et les usages des termes employés par les uns et les autres.

Sur scène, nous assistons à une série de conférences « Powerpoint » dans lesquelles les diapositives sont des boules de papier essuie-tout mouillées qui s’écrasent au mur, parfois retombent, parfois s’animent sous les doigts de marionnettistes, le défi de se passer d’iconographie étant de créer un langage théâtral intelligible et supportable à la fois qui ne fige ni la Palestine, ni Israël, ni dans ses cartes postales, ni dans les photos de guerre, insupportables et souvent illisibles.

Journée-rencontre : la Question de Palestine sur scène

Le samedi 1er mars à 16h, plusieurs invités croiseront leur approche pour nous aider à approfondir la question du conflit israélo-palestinien. L’occasion également de débattre de la pertinence et de la légitimité de porter cette parole historique au théâtre.

Autour de la table :

Erbatur Çavuçoglu : spécialiste de la géographie sociale de la ville d’Istanbul, professeur à l’université des Beaux-arts Mimar-Sinan.
Jean-Michel Chaumont : sociologue et philosophe (UCL).
Mas’ud Hamdan : écrivain palestinien, maître de conférence à l’Université de Haïfa.
Henry Laurens : historien, professeur au Collège de France, auteur de la Question de Palestine.
Julia Strutz : historienne, spécialiste du dernier Empire ottoman.
Tania Zittoun : spécialiste en psychologie sociale et culturelle (Université de Neufchâtel).

Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.

L’accès à la Journée-rencontre est gratuit, celui de la représentation du spectacle est payant. Réservations vivemement conseillées au 02 216 75 55 ou par mail info@oceannord.org.

Le mot de la metteure en scène : Adeline Rosenstein

Depuis 2009, je mène des entretiens avec des artistes occidentaux d’âges différents ayant vécu quelques mois en Israël ou en Palestine à différentes époques, durant les mêmes événements. Le projet Décris-ravage est né de l’envie de confronter ces entretiens à des extraits de pièces de théâtre historiques en arabe traitant des mêmes événements. Passer la parole aux dramaturges issus des pays arabes concernés m’a semblé le meilleur moyen de faire place à une perspective non européaniste du conflit. La rencontre avec l’auteur et chercheur palestinien Mas’ud Hamdan (Haïfa University) fut décisive pour engager un travail de recherche et de traduction de ces extraits (travail en cours).

Ces deux sortes de paroles (témoignages et citations de théâtre) devaient être introduites et contextualisées par des petits rappels historiques qui ont pris de plus en plus d’importance et bouleversés toute la temporalité du processus théâtral. Face à la description d’un événement historique méconnu, le théâtre militant duquel je viens est son propre ennemi. Les points d’exclamations, la gravité, la démonstration brechtienne endorment ou fâchent mes petits camarades.

Quant au théâtre satirique, il ne fait plus rire ni le poids face aux images insoutenables diffusées lors de la dernière offensive israélienne au Liban Sud (2006) ou lors de l’opération « plomb durci » (2008-2009) à Gaza.

Reste la volonté de comprendre. Or démêler puis refaire le nœud de « ce qui a bien pu se passer pour qu’on en arrive là » exige de la patience. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, le nœud est gros de plus de cent ans. Il faut à chaque étape du travail, pas seulement en public, mais aussi entre nous et face aux personnes qui nous livrent courageusement leur témoignage, éviter les mots qui agacent, éviter les termes qui découragent, les ironies qui sèment la confusion, les raccourcis qui tendent au lieu de délier. Après vingt ans d’indignation virulente, j’ai dû trouver autre chose.

Réservations indispensables : 02 216 75 55 / info@oceannord.org

* Du mardi au samedi à 20h30, sauf mercredis, à 19h30.
Matinées le 28 février et le 4 mars à 13h30. Relâche dimanche et lundi.

(240)

Raphaël "JahRaph" Berland

Je suis Webmaster depuis 1998, et producteur de musique reggae (Black Marianne Riddim). Je suis un grand curieux, je m’intéresse à beaucoup de sujets (politique, géopolitique, histoire des religions, origines de nos civilisations, …), ce qui m’amène à être plutôt inquiet vis-à-vis du Choc des Civilisations que nos dirigeants tentent de nous imposer.

2 réflexions sur “Palestine : « Décris-ravage » d’Adeline Rosenstein, à Schaerbeek (du 25 février au 8 mars 2014)

  • lionel

    Que le Tout Puissant, bénisse Adelin Rosenstein, son oeuvre, ses projets, que le Plus Haut bénisse les enfants Palestiniens et les enfants Juifs et qu’Il fasse en sorte que, ils jouent, éternellement, ensemble… Ensemble… Loin de la pathocratie… Prière…prière…

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